Actions sur le document Article L8221-6 I. - Sont prĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur d'ordre par un contrat de travail dans l'exĂ©cution de l'activitĂ© donnant lieu Ă immatriculation ou inscription 1° Les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou auprĂšs des unions de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale et d'allocations familiales pour le recouvrement des cotisations d'allocations familiales ; 2° Les personnes physiques inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui exercent une activitĂ© de transport scolaire prĂ©vu par l'article L. 213-11 du code de l'Ă©ducation ou de transport Ă la demande conformĂ©ment Ă l'article 29 de la loi n° 82-1153 du 30 dĂ©cembre 1982 d'orientation des transports intĂ©rieurs ; 3° Les dirigeants des personnes morales immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s et leurs salariĂ©s ; 4° Les personnes physiques relevant de l'article L. 123-1-1 du code de commerce ou du V de l'article 19 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 relative au dĂ©veloppement et Ă la promotion du commerce et de l'artisanat. II. - L'existence d'un contrat de travail peut toutefois ĂȘtre Ă©tablie lorsque les personnes mentionnĂ©es au I fournissent directement ou par une personne interposĂ©e des prestations Ă un donneur d'ordre dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă l'Ă©gard de celui-ci. Dans ce cas, la dissimulation d'emploi salariĂ© est Ă©tablie si le donneur d'ordre s'est soustrait intentionnellement par ce moyen Ă l'accomplissement des obligations incombant Ă l'employeur mentionnĂ©es Ă l'article L. 8221-5. Le donneur d'ordre qui a fait l'objet d'une condamnation pĂ©nale pour travail dissimulĂ© en application du prĂ©sent II est tenu au paiement des cotisations et contributions sociales Ă la charge des employeurs, calculĂ©es sur les sommes versĂ©es aux personnes mentionnĂ©es au I au titre de la pĂ©riode pour laquelle la dissimulation d'emploi salariĂ© a Ă©tĂ© Ă©tablie. DerniĂšre mise Ă jour 4/02/2012
Letravail dissimulĂ© est sanctionnĂ© par lâoctroi dâune indemnitĂ© forfaitaire au salariĂ© Ă©gale Ă 6 mois de salaires. ( art. L. 8223-1 du Code du travail). Attention pour percevoir cette indemnitĂ©, il faut que le salariĂ© la demande devant le Conseil de Prudâhommes et son contrat doit ĂȘtre rompu (licenciement, dĂ©mission)
Index clair et pratique EntrĂ©e en vigueur 2008-08-06 DerniĂšre date de vĂ©rification de mise Ă jour le Vendredi 26 aoĂ»t 2022 Le Code du travail regroupe les lois relatives au droit du travail Gratuit Retrouvez l'intĂ©gralitĂ© du Code du travail ci-dessous Est prĂ©sumĂ© travailleur indĂ©pendant celui dont les conditions de travail sont dĂ©finies exclusivement par lui-mĂȘme ou par le contrat les dĂ©finissant avec son donneur d'ordre. CitĂ©e par Code des transports - art. L3312-4 V Recherche d'un article dans tous les codes Liste des codes et Articles de loi Aucun rĂ©sultat trouvĂ© GrĂące Ă l'abonnement Juritravail, accĂ©dez Ă tous les documents du site en libre accĂšs et Ă jour des derniĂšres rĂ©formes Codes Code du travail Article L8221-6-1
Maisattendu que selon l'article L. 8223-1 du code du travail, en cas de rupture de la relation de travail, le salarié auquel un employeur a eu recours dans les conditions de l'article L. 8221-3 ou en commettant les faits prévus par l'article L. 8221-5 a droit à une indemnité forfaitaire égale à six mois de salaire ;
Un arrĂȘt de la chambre sociale de la Cour de cassation rappelle, Ă juste titre, que le juge ne peut condamner lâemployeur Ă verser au salariĂ© lâindemnitĂ© forfaitaire pour travail dissimulĂ© sans Ă©tablir son intention frauduleuse Cass. soc. 16 juin 2015, n° 14-16953. 1/ Champ dâapplication du travail dissimulĂ©. Selon lâarticle L. 8221-1, 1° du Code du travail, est interdit le travail totalement ou partiellement dissimulĂ©, dĂ©fini et exercĂ© dans les conditions prĂ©vues aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5. » Deux cas distincts sont ainsi prĂ©vus par le Code du travail. Par lâarticle L. 8221-3 le travail dissimulĂ© dit par dissimulation dâactivitĂ© », dĂ©fini comme lâexercice Ă but lucratif dâune activitĂ© de production, de transformation, de rĂ©paration ou de prestation de services ou lâaccomplissement dâactes de commerce par toute personne qui se soustrait Ă ses obligations dâimmatriculation ou de dĂ©claration aux organismes compĂ©tents. Exemple sont coupables de travail dissimulĂ© deux frĂšres ayant frĂ©quemment effectuĂ© des travaux de rĂ©paration automobile avec un matĂ©riel professionnel et moyennant rĂ©tribution, de maniĂšre clandestine Cass. crim. 8 fĂ©vrier 2000 n° Par lâarticle L. 8221-5 le travail dissimulĂ© dit par dissimulation dâemploi salariĂ© », dĂ©fini comme le fait, pour tout employeur 1. Soit de se soustraire intentionnellement Ă lâaccomplissement de la dĂ©claration prĂ©alable Ă lâembauche ; 2. Soit de se soustraire intentionnellement Ă la dĂ©livrance dâun bulletin de paie, ou de mentionner sur ce dernier un nombre dâheures de travail infĂ©rieur Ă celui rĂ©ellement accompli. 3. Soit de se soustraire intentionnellement aux dĂ©clarations relatives aux salaires ou aux cotisations sociales. Câest ce dernier texte qui est frĂ©quemment invoquĂ© devant les juridictions prudâhomales, notamment par les salariĂ©s qui sollicitent le paiement dâheures supplĂ©mentaires. En effet, se fondant sur le paragraphe 2° de lâarticle L. 8221-5, ils soutiennent que la mention dâun nombre dâheures de travail insuffisant, sur leurs bulletins de paie, est constitutive de travail dissimulĂ©. 2/ Sanctions du travail dissimulĂ©. Le travail dissimulĂ© fait lâobjet de sanctions pĂ©nales, administratives et civiles. Sur le plan pĂ©nal, ce dĂ©lit est puni dâun emprisonnement de 3 ans et dâune amende de 45 000 euros C. trav. art. L. 8224-1. Des peines plus sĂ©vĂšres sont prĂ©vues par les articles suivants en cas de circonstances particuliĂšres travail dissimulĂ© Ă lâencontre dâun mineur soumis Ă lâobligation scolaire, en bande organisĂ©e,âŠ. Sur le plan administratif, les employeurs dĂ©clarĂ©s coupables de travail dissimulĂ© sâexposent Ă diverses sanctions, comme la mise Ă lâĂ©cart des marchĂ©s publics, la privation dâaides, de subventions ou de rĂ©ductions / exonĂ©rations de cotisations sociales⊠Sur le plan civil, en cas de rupture de la relation de travail, le salariĂ© auquel un employeur a eu recours dans les conditions de lâarticle L. 8221-3 ou en commettant les faits prĂ©vus Ă lâarticle L. 8221-5 a droit Ă une indemnitĂ© forfaitaire Ă©gale Ă 6 mois de salaire C. trav. art. L. 8223-1. Cette sanction financiĂšre est souvent sollicitĂ©e par les salariĂ©s rĂ©clamant le paiement dâheures supplĂ©mentaires ou remettant en cause leur convention de forfait-jours. LâarrĂȘt du 16 juin 2015 rappelle opportunĂ©ment que lâindemnitĂ© forfaitaire de 6 mois de salaire ne peut pas ĂȘtre retenue par le juge si lâintention frauduleuse de lâemployeur nâest pas prouvĂ©e. 3/ CaractĂ©risation du travail dissimulĂ©. Dans cet arrĂȘt, un salariĂ© engagĂ© en qualitĂ© dâaccompagnateur par une entreprise de services Ă la personne sollicitait un rappel de salaire au titre dâheures supplĂ©mentaires rĂ©alisĂ©es au-delĂ de la limite du contingent annuel ainsi quâune indemnitĂ© forfaitaire pour travail dissimulĂ©. Par arrĂȘt du 13 mars 2014, la Cour dâappel de Paris a condamnĂ© lâemployeur au versement de lâindemnitĂ© forfaitaire de 6 mois de salaire, aux motifs que lâĂ©lĂ©ment intentionnel du travail dissimulĂ© Ă©tait Ă©tabli du fait de lâapplication intentionnelle combinĂ©e de plusieurs rĂ©gimes incompatibles et contraires aux dispositions dâordre public du droit du travail. La Cour a justifiĂ© sa position par le fait que lâaccord dâentreprise Ă©tait illicite car il prĂ©voyait un nombre dâheures annuelles supĂ©rieur au plafond lĂ©gal de 1607 heures et ne fixait notamment pas les conditions et dĂ©lais de prĂ©venance des changements de durĂ©e ou dâhoraires de travail. LâarrĂȘt est censurĂ© par la Cour de cassation, rappelant que le caractĂšre intentionnel ne peut pas se dĂ©duire de la seule application dâune convention de forfait illicite. » Cette dĂ©cision est parfaitement conforme tant au texte quâĂ la lettre de lâarticle L. 8221-5 selon lequel le travail dissimulĂ© nâest caractĂ©risĂ© que si lâemployeur a agi intentionnellement » cf. § 1. A titre dâexemple, est coupable de travail dissimulĂ© lâemployeur qui refuse de payer le temps de dĂ©placement professionnel entre le domicile dâun client et celui dâun autre client, dĂšs lors que son intention coupable se dĂ©duit de son refus persistant de se soumettre Ă la lĂ©gislation en vigueur malgrĂ© deux rappels de lâadministration du travail Cass. crim. 2 septembre 2014 n° En revanche, la dissimulation dâemploi salariĂ© nâest pas caractĂ©risĂ©e si le salariĂ© ayant accompli des heures supplĂ©mentaires ne rapporte pas la preuve que lâemployeur a, sciemment, mentionnĂ© sur le bulletin de paie un nombre dâheures de travail infĂ©rieur Ă celui rĂ©ellement effectuĂ© Cass. soc. 24 mars 2004, n° En conclusion, les juges ne peuvent pas retenir le dĂ©lit de travail dissimulĂ© sans juger que lâemployeur a agi intentionnellement.
Selon lâarticle L. 8221-6 du code du travail, les personnes physiques, dans lâexĂ©cution de lâactivitĂ© donnant lieu Ă immatriculation sur les registres ou rĂ©pertoires que ce texte Ă©numĂšre, sont prĂ©sumĂ©es ne pas ĂȘtre liĂ©es avec le donneur dâordre par un contrat de travail. » Dans un arrĂȘt Take Eat Easy (Soc., 28 novembre 2018, pourvoi n°17-20.079), la Cour de
Code du travail \ PARTIE 8 - CONTRĂLE DE L'APPLICATION DE LA LĂGISLATION DU TRAVAIL > LIVRE 2 - Lutte contre le travail illĂ©gal > TITRE 2 - Travail dissimulĂ© > CHAPITRE 1 - Interdictions > PARTIE LĂGISLATIVE > SECTION 3. - Travail dissimulĂ© par dissimulation d'emploi salariĂ© Loi n° 2008-776 du 4 aoĂ»t 2008 Travailleur indĂ©pendantEst prĂ©sumĂ© travailleur indĂ©pendant celui dont les conditions de travail sont dĂ©finies exclusivement par lui-mĂȘme ou par le contrat les dĂ©finissant avec son donneur d'ordre. En relation avec l'article L. 8221-6-1 La jurisprudence sociale
L8221-6-1 du Code du Travail Art. D.5212-3 du Code du Travail Ordonnance n° 2019-861 du 21 aoĂ»t 2019 Un dispositif toujours incitatif au recours Ă la sous-traitance pour les entreprises clientes. Plus de fluiditĂ© et de complĂ©mentaritĂ© entre les entreprises ordinaires, les entreprises adaptĂ©es et les ESAT pour dĂ©velopper lâemploi de personne handicapĂ©es tout en leur
Avant dâenvisager la dĂ©finition et les sanctions du travail dissimulĂ© et plutĂŽt que de donner des chiffres qui font tourner la tĂȘte, voici, en guise d'introduction, les deux affaires mĂ©diatiques de la semaine jugĂ©es Ă Paris et relatives Ă cette infraction pĂ©nale - Le 31 janvier 2012, la Cour d'appel de Paris a condamnĂ© la compagnie low cost espagnole Vueling Airlines Ă payer euros d'amende et des dommages et intĂ©rĂȘts aux parties civiles telles que l'Union des Navigants de l'Aviation Civile UNAC pour ne pas avoir dĂ©clarĂ© en France du personnel basĂ© Ă lâaĂ©roport de Paris - Charles de Gaulle auprĂšs des organismes sociaux français. - Le 3 fĂ©vrier 2012, le tribunal de police de Paris a condamnĂ© la Ville de Paris et lâApur Atelier parisien dâurbanisme correspondant Ă lâagence dâurbanisme pour les politiques publiques dâamĂ©nagement et de dĂ©veloppement de la capitale Ă payer euros dâamende tandis que lâancien directeur de lâApur a pour sa part Ă©tĂ© condamnĂ© Ă euros dâamende pour ne pas avoir payĂ© des heures supplĂ©mentaires. Nous envisagerons ci-aprĂšs - La dĂ©finition et les variĂ©tĂ©s du dĂ©lit de travail dissimulĂ© 1 ; - Les sanctions du dĂ©lit de travail dissimulĂ© encourues par lâemployeur 2 ; - Les sanctions encourues par le salariĂ© 3. 1 â DĂ©finition et variĂ©tĂ©s du dĂ©lit de travail dissimulĂ© Le travail dissimulĂ© recouvre - le fait de recourir sciemment, directement ou par personne interposĂ©e, aux services de celui qui exerce un travail dissimulĂ© article L. 8221-1 du Code du travail. - la dissimulation intentionnelle dâune activitĂ© exercĂ©e Ă titre indĂ©pendant, dans un but lucratif et en violation des obligations commerciales, fiscales ou sociales telles que la non immatriculation au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, lâabsence de dĂ©claration auprĂšs de lâURSSAF, de la MSA et/ou auprĂšs de lâadministration fiscale, etc ⊠article L. 8221-3 et article L. 8221-4 du Code du travail. - la dissimulation intentionnelle de tout ou partie dâun emploi salariĂ© du fait de lâabsence de dĂ©claration nominative prĂ©alable Ă lâembauche auprĂšs des organismes de protection sociale, lâabsence de bulletin de paie ou la mention sur le bulletin de paie dâun nombre dâheures de travail infĂ©rieur Ă celui rĂ©ellement effectuĂ©, sauf si cette mention rĂ©sulte de lâapplication dâune convention ou dâun accord dâannualisation du temps de travail portant amĂ©nagement du temps de travail, de faux statuts, de faux travailleurs indĂ©pendants, de faux stagiaires, de bĂ©nĂ©voles, de faux gĂ©rant mandataire, etc âŠarticle L. 8221-5 du Code du travail ; - la publicitĂ©, par quelque moyen que ce soit, tendant Ă favoriser, en toute connaissance de cause, le travail dissimulĂ© article L. 8221-1, 2° du Code du travail. - le fait d'avoir recours Ă de prĂ©tendus sous-traitants placĂ©s dans un Ă©tat de dĂ©pendance Ă©conomique et de subordination juridique caractĂ©risant l'existence de contrat de travail sans que les dĂ©clarations et formalitĂ©s prĂ©vues par le code du travail ne soient effectuĂ©es. Il ressort des dispositions lĂ©gales prĂ©citĂ©es que l'interdiction du travail dissimulĂ© par dissimulation d'activitĂ© concerne toutes les activitĂ©s exercĂ©es Ă titre professionnel et lucratif telles que les activitĂ©s artisanales, industrielles, commerciales, libĂ©rales, agricoles Cass. Crim., 8 dĂ©cembre 1992 Par voie de consĂ©quence, sont exclues du champ dâapplication du dĂ©lit de travail dissimulĂ© les activitĂ©s bĂ©nĂ©voles et d'entraide. Un cumul de qualification est possible une personne peut ne pas dĂ©clarer son activitĂ© et utiliser de maniĂšre dissimulĂ©e des salariĂ©s. Quelle que soit la modalitĂ© constitutive du travail dissimulĂ©, celui-ci doit avoir Ă©tĂ© commis de maniĂšre intentionnelle, que l'auteur de l'infraction ait agit positivement ou se soit volontairement abstenu. En effet, l'adverbe "intentionnellement" a Ă©tĂ© rajoutĂ© Ă l'article L. 8221-5, 3° du Code du travail par l'article 73 de la loi n° 2011-672 du 16 juin 2011. Ainsi, le dĂ©lit de travail dissimulĂ© est un dĂ©lit intentionnel lorsqu'il concerne spĂ©cifiquement l'absence de dĂ©claration des salaires et cotisations aux URSSAF ou autres organismes de recouvrement. Selon la jurisprudence, la mauvaise foi ou l'intention frauduleuse de l'employeur doit ĂȘtre Ă©tablie Cass. Soc., 4 mars 2003. Cette condition permettrait le cas Ă©chĂ©ant aux employeurs de se dĂ©fendre utilement en cas de procĂ©dure et de se dĂ©gager de leur responsabilitĂ©. La jurisprudence donne de multiples exemples dâhypothĂšses de travail dissimulĂ© rĂ©prĂ©hensible - Le dĂ©faut de mention sur le bulletin de paie du nombre d'heures de travail rĂ©ellement accompli Cass. Crim., 9 novembre 2010, n° 10-81074 - Lâabsence d'immatriculation d'une agence de travail temporaire Cass. Crim., 14 mai 1996. - L'omission volontaire de demande d'inscription modificative au rĂ©pertoire des mĂ©tiers Cass. Crim., 23 mai 1995. - La dĂ©livrance d'un bulletin de paie ne rĂ©pondant pas aux prescriptions lĂ©gales du fait de la mention partielle de la rĂ©munĂ©ration et des heures de travail des salariĂ©s Cass. Crim., 27 septembre 1994 ; Cass. Crim., 24 fĂ©vrier 1998. - L'ouverture au public d'un commerce de dĂ©tail en l'absence de toute inscription auprĂšs du tribunal de commerce et des organismes sociaux et fiscaux Cass. Crim. 3 fĂ©vrier 1998. - Un revendeur habituel sur une plateforme de ventes aux enchĂšres acquiert la qualitĂ© de commerçant de fait et peut se voir condamnĂ© pĂ©nalement pour travail dissimulĂ© s'il n'est pas immatriculĂ© TGI Mulhouse, 12 janvier 2006. - La rĂ©alisation par des stagiaires, sous le contrĂŽle des salariĂ©s de la sociĂ©tĂ©, dâune prestation de travail non qualifiĂ©e sans bĂ©nĂ©ficier de formation et moyennant une rĂ©munĂ©ration indirecte Cass. Crim., 28 septembre 2010 - etc ... 2 â Les sanctions du dĂ©lit de travail dissimulĂ© encourues par lâemployeur - Les sanctions pĂ©nales Les sanctions pĂ©nales du dĂ©lit de travail dissimulĂ© sont particuliĂšrement lourdes. Les personnes qui peuvent ĂȘtre sanctionnĂ©es du chef de travail dissimulĂ© sont - lâauteur du dĂ©lit, c'est-Ă -dire la personne physique qui a dissimulĂ© son activitĂ© professionnelle ou la personne morale qui a dissimulĂ© lâactivitĂ© professionnelle de ses salariĂ©s ; - ceux qui en ont profitĂ© en connaissance de cause ; - ceux qui ont aidĂ© Ă sa rĂ©alisation les complices. Les sanctions pĂ©nales des personnes physiques sont - un emprisonnement de 3 ans, - une amende de 45 000 âŹ, - les peines complĂ©mentaires interdiction d'exercer, pendant cinq ans au plus, directement ou par personne interposĂ©e, l'activitĂ© professionnelle dans l'exercice ou Ă l'occasion de l'exercice de laquelle a Ă©tĂ© commise l'infraction ; exclusion des marchĂ©s publics pendant cinq ans au plus ; affichage du jugement aux frais de la personne condamnĂ©e et insertion de celui-ci dans des journaux ; interdiction des droits civiques, civils et de famille. En cas dâemploi dissimulĂ© dâun mineur soumis Ă lâobligation scolaire, les peines encourues sont portĂ©es Ă 5 ans dâemprisonnement et de ⏠dâamende. Enfin, l'employeur qui ne remet pas les bulletins de paie est passible d'une contravention de la 3e classe article R. 3246-1 du Code du travail, ainsi que d'une contravention de la 5e classe, lorsqu'il ne procĂšde pas Ă la dĂ©claration prĂ©alable d'embauche article R. 1227-1 du Code du travail. Les sanctions pĂ©nales des personnes morales sont - une amende de 225 000 ⏠; - les peines complĂ©mentaires - La dissolution, lorsque la personne morale a Ă©tĂ© créée ou, lorsqu'il s'agit d'un crime ou d'un dĂ©lit puni en ce qui concerne les personnes physiques d'une peine d'emprisonnement supĂ©rieure ou Ă©gale Ă trois ans, dĂ©tournĂ©e de son objet pour commettre les faits incriminĂ©s ; - L'interdiction, Ă titre dĂ©finitif ou pour une durĂ©e de cinq ans au plus, d'exercer directement ou indirectement une ou plusieurs activitĂ©s professionnelles ou sociales ; - Le placement, pour une durĂ©e de cinq ans au plus, sous surveillance judiciaire ; - La fermeture dĂ©finitive ou pour une durĂ©e de cinq ans au plus des Ă©tablissements ou de l'un ou de plusieurs des Ă©tablissements de l'entreprise ayant servi Ă commettre les faits incriminĂ©s. Cette peine nâentraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă lâencontre des salariĂ©s de lâĂ©tablissement concernĂ©. - L'exclusion des marchĂ©s publics Ă titre dĂ©finitif ou pour une durĂ©e de cinq ans au plus ; - La peine de confiscation ; - L'affichage de la dĂ©cision prononcĂ©e ou la diffusion de celle-ci soit par la presse Ă©crite, soit par tout moyen de communication au public par voie Ă©lectronique ; - Les sanctions financiĂšres de lâemployeur au profit du salariĂ© Le salariĂ© auquel un employeur a eu recours en violation des dispositions prĂ©citĂ©es a droit en cas de rupture de la relation de travail Ă une indemnitĂ© forfaitaire Ă©gale Ă six mois de salaire, Ă moins que l'application d'autres rĂšgles lĂ©gales ou de stipulations conventionnelles ne conduise Ă une solution plus favorable. Cette indemnitĂ© forfaitaire est due quel que soit le mode de rupture de la relation de travail licenciement, dĂ©mission, rupture du CDD arrivĂ© Ă son termeâŠ. La jurisprudence considĂšre que l'indemnitĂ© forfaitaire Ă©gale Ă six mois de salaire en cas de travail dissimulĂ© peut se cumuler avec l'indemnitĂ© compensatrice de prĂ©avis, l'indemnitĂ© pour procĂ©dure irrĂ©guliĂšre de licenciement, l'indemnitĂ© de congĂ©s payĂ©s, l'indemnitĂ© pour licenciement sans cause rĂ©elle et sĂ©rieuse, toute autre indemnisation du prĂ©judice liĂ© Ă la faute de l'employeur dans l'exĂ©cution de ses obligations et l'indemnitĂ© conventionnelle de licenciement Cass. Soc., 25 mai 2005, N° de pourvoi 02-44468 ; Cass. Soc., 14 avril 2010, n° 08-43124. En revanche si l'indemnitĂ© lĂ©gale ou conventionnelle est plus favorable que l'indemnitĂ© forfaitaire, seule celle-ci doit ĂȘtre versĂ©e. La Cour de cassation juge que le paiement de l'indemnitĂ© forfaitaire Ă©gale Ă six mois de salaire en cas de travail dissimulĂ©, n'est pas subordonnĂ© Ă l'existence d'une dĂ©cision pĂ©nale prĂ©alable dĂ©clarant l'employeur coupable du dĂ©lit de travail dissimulĂ© Cass. Soc., 15 octobre 2002, n°00-45082. Si le salariĂ© est encore en fonction dans l'entreprise, il pourra obtenir le paiement des sommes dues telles que le paiement des heures supplĂ©mentaires qui n'auraient pas Ă©tĂ© payĂ©es et des dommages-intĂ©rĂȘts. - Les sanctions administratives Le travail dissimulĂ© entraĂźne lâannulation du bĂ©nĂ©fice de toute mesure de rĂ©duction et dâexonĂ©ration, totale ou partielle, de cotisations de sĂ©curitĂ© sociale ou de contributions dues aux organismes de sĂ©curitĂ© sociale, appliquĂ©e par un employeur ou un travailleur indĂ©pendant. Lorsque lâinfraction de dissimulation dâemploi salariĂ© ou de dissimulation dâactivitĂ© est constatĂ©e par procĂšs-verbal, lâorganisme de recouvrement en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, lâUrssaf dont relĂšve lâemployeur procĂšde, dans la limite de la prescription applicable en matiĂšre de travail dissimulĂ© câest-Ă -dire 5 ans, Ă lâannulation des rĂ©ductions ou exonĂ©rations des cotisations ou contributions prĂ©citĂ©es. Cette annulation est mise en Ćuvre dans les conditions fixĂ©es par lâarticle L. 133-4-2 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. Par ailleurs, lâinfraction dĂ©finie aux articles L. 8221-3 travail dissimulĂ© par dissimulation dâactivitĂ© et L. 8221-5 travail dissimulĂ© par dissimulation dâemploi salariĂ© du code du travail entraĂźne lâannulation des exonĂ©rations et rĂ©ductions de cotisations et contributions sociales applicables au titre des rĂ©munĂ©rations versĂ©es aux salariĂ©s employĂ©s par le donneur dâordre pour chacun des mois au cours duquel il est constatĂ© par procĂšs-verbal de travail dissimulĂ© quâil a participĂ© au dĂ©lit de travail dissimulĂ© en qualitĂ© de complice de son sous-traitant, et ce dĂšs lâĂ©tablissement du procĂšs-verbal. Cette annulation des exonĂ©rations et rĂ©ductions de cotisations et contributions sociales sâapplique dans les conditions mentionnĂ©es ci-dessus. Les entreprises coupables de travail dissimulĂ© encourent dĂ©sormais la perte de toutes les exonĂ©rations et rĂ©ductions de cotisations sociales patronales obtenues lors des 5 derniĂšres annĂ©es. JusquâĂ prĂ©sent, cette annulation des exonĂ©rations et rĂ©ductions Ă©tait toutefois plafonnĂ©e Ă 45 000 âŹ. Mais la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2012 supprime ce plafonnement. 3 - Les sanctions encourues par le salariĂ© Bien que le salariĂ© ne puisse pas ĂȘtre poursuivi pour travail dissimulĂ©, sâil est Ă©tablie quâil a, de maniĂšre intentionnelle, acceptĂ© de travailler sans que les formalitĂ©s requises aient Ă©tĂ© accomplies remise dâun bulletin de paie, dĂ©claration prĂ©alable Ă lâembauche par son ou ses employeurs pour obtenir indĂ»ment des allocations de chĂŽmage ou des prestations sociales, les organismes de protection sociale organismes de SĂ©curitĂ© sociale et dâassurance chĂŽmage pourront supprimer son revenu de remplacement, engager des procĂ©dures pĂ©nales pour fraude aux prestations. Le bĂ©nĂ©ficiaire des prestations indues sâexpose Ă©galement Ă la pĂ©nalitĂ© financiĂšre prĂ©vue Ă lâarticle L. 114-17-3° du code de la sĂ©curitĂ© sociale qui dispose que I. - Peuvent faire l'objet d'une pĂ©nalitĂ© prononcĂ©e par le directeur de l'organisme chargĂ© de la gestion des prestations familiales ou des prestations d'assurance vieillesse, au titre de toute prestation servie par l'organisme concernĂ© L'exercice d'un travail dissimulĂ©, constatĂ© dans les conditions prĂ©vues Ă l'article L. 114-15, par le bĂ©nĂ©ficiaire de prestations versĂ©es sous conditions de ressources ou de cessation d'activitĂ© ». Le montant de la pĂ©nalitĂ© est fixĂ© en fonction de la gravitĂ© des faits, dans la limite de deux fois le plafond mensuel de la sĂ©curitĂ© sociale. Cette limite est doublĂ©e en cas de rĂ©cidive. La pĂ©nalitĂ© peut ĂȘtre recouvrĂ©e par retenues sur les prestations Ă venir. Les faits pouvant donner lieu au prononcĂ© d'une pĂ©nalitĂ© se prescrivent selon les rĂšgles dĂ©finies Ă l'article 2224 du code civil, c'est-Ă -dire 5 ans. L'action en recouvrement de la pĂ©nalitĂ© se prescrit par deux ans Ă compter de la date d'envoi de la notification de la pĂ©nalitĂ© par le directeur de l'organisme concernĂ©. Lorsque l'intention de frauder est Ă©tablie, le montant de la pĂ©nalitĂ© ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă un dixiĂšme du plafond mensuel de la sĂ©curitĂ© sociale. Enfin, dans le cas d'une fraude commise en bande organisĂ©e au sens de l'article 132-71 du code pĂ©nal, cette limite est portĂ©e Ă huit fois le plafond mensuel de la sĂ©curitĂ© sociale. Je suis Ă votre disposition pour toute information ou action. PS Pour une recherche facile et rapide des articles rĂ©digĂ©s sur ces thĂšmes, vous pouvez taper vos "mots clĂ©s" dans la barre de recherche du blog en haut Ă droite, au dessus de la photographie. Anthony BemAvocat Ă la Cour27 bd Malesherbes - 75008 ParisTel 01 40 26 25 01 Email abem
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