La mort n’est rien, je suis seulement passé, dans la pièce à côté. J e suis moi. Vous êtes vous. Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours. D onnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné, parlez-moi comme vous l’avez toujours fait. N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste.
Tout ce que nous aimons en vue de nous en nourrir, nous l’aimons en vue de la détruire et de nous refaire. Serait-ce ainsi qu’il faut aimer les hommes, comme s’ils étaient à détruire ? – Il y a un autre amour, amour de bienveillance, qui nous porte enfin à obliger ceux que nous aimons. – Mais s’il n’y a rien en quoi nous puissions les obliger ? – À elle seule la bienveillance contente qui aime. Nous ne devons point, en effet, souhaiter qu’il y ait des malheureux pour nous permettre d’accomplir des œuvres de miséricordes. Tu nous donnes du pain à qui a faim mais mieux vaudrait que nul n’ait faim, et que tu ne donnes à personne. Tu habilles qui est nu si seulement tous étaient vêtus, et qu’il n’y eût point telle nécessité ! Tu ensevelis qui est mort vienne enfin la vie où personne ne meure ! Tu mets d’accord les parties en litige qu’enfin soit la paix éternelle, la paix de Jérusalem où nul n’est en désaccord ! Tous ces services, en effet, répondent à des nécessités. Supprime les malheureux c’en sera fait des œuvres de miséricorde. – C’en sera fait des œuvres de miséricorde le feu de l’amour s’éteindra-t-il donc ? – Plus authentique est l’amour que tu portes à un heureux que tu ne peux en rien obliger ; plus pur sera cet amour, et bien plus franc. Car si tu obliges un malheureux, peut-être désires-tu t’élever en face de lui, et veux-tu qu’il soit au-dessous de toi, lui qui t’a provoqué à bien faire. Lui s’est trouvé dans le besoin ; toi tu lui as fait part de tes ressources. Parce que toi tu l’as obligé, tu parais en quelque sorte plus grand que lui, l’obligé. Souhaite qu’il soit ton égal ensemble soyez soumis à Celui qui ne peut être l’obligé de personne.
Lamort n'est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté. Je suis moi, vous êtes vous. Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours. Donnez-moi le nom

La résurrection du Seigneur a répandu l’allégresse dans le monde. Autant son éclat brille aux regards, autant ses bienfaits réchauffent le coeur le vieil homme a disparu, l’homme nouveau a pris sa place c’en est fini de la prévarication d’Adam; elle a été pardonnée, grâce au Christ. Jadis, les âmes traînaient pitoyablement, derrière elles, la chaîne de l’erreur ; elles sont maintenant rachetées et vont au ciel conduites par les liens de la charité. Le Christ meurt, et, par sa mort, il délivre le monde du joug de l’erreur il ressuscite et fait évanouir notre ennemi. Triomphons dans le Christ dans sa miséricorde, il nous a donné un remède, celui de sa croix, et, par sa croix, il nous a apporté de glorieux trophées. Judas a vendu son Seigneur, Pierre a renié son maître, le larron a confessé le Christ. Judas a désespéré, Pierre a chancelé , le larron a mérité le paradis. Dans la trahison de celui qui a vendu le sang du Christ, dans le reniement de Pierre et la confession du larron, nous trouvons la preuve de la salutaire mission du Rédempteur. Mes frères, réjouissons-nous donc dans le Seigneur; rendons grâces au triomphateur de la mort, dans les élans d’une joie toute spirituelle, de l’allégresse de tous nos sens ; car a il nous a appelés du sein des ténèbres à son admirable lumière », et, après nous avoir arrachés à la puissance du démon, il nous a fait entrer dans le glorieux royaume de son Fils». Mais cette joie qu’il nous faut ressentir ne doit avoir rien de commun avec la joie mondaine ou séculière; elle ne doit point se traduire, comme au milieu des festins, par des applaudissements qui sentent l’insanité et le libertinage, comme celle de la vile populace Car Jésus-Christ est notre Agneau pascal, qui a été immolé pour nous ». La mort a été absorbée dans sa victoire. O mort, où est ton aiguillon? O mort, où est ta victoire ? » Parce que le Christ a emmenés avec lui ceux que tu retenais captifs, chantons tous alléluia, et, en ce beau jour de fête , tournons-nous vers le Sauveur si bon.

Mêmecelui qui tue ne perd pas sa digni­té per­son­nelle et Dieu lui- même s’en fait le garant ». La preuve qui en est don­née est que Dieu n’a pas vou­lu punir Caïn de son meurtre en lui reti­rant la vie. De ce point de vue, la peine de mort appa­raî­trait logi­que­ment comme contraire au cin­quième commandement. 4. Ilreçut le baptême, à Pâques, en 387 avec son fils qui mourra vers dix-sept ans. C’est saint Ambroise dont il écoutait les sermons depuis son arrivée en Italie, qui les baptisa tous les deux. Après cette conversion, Augustin n’avait désormais plus rien à faire en Italie. Soyezdonc « joyeux dans le Sei­gneur », non se­lon le monde. C’est-à-dire : soyez joyeux dans la vé­ri­té, non dans l’iniquité ; soyez joyeux dans l’es­pé­rance de l’é­ter­ni­té, non dans la fleur de la va­ni­té. C’est ain­si qu’il vous faut être joyeux. Soyez-le en tout lieu et en tout temps ! . 432 148 32 194 152 392 37 235

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